Jérémie Chevet est né en 1979. Son gout pour la matière sonore se manifeste très tôt.
Attiré par le moindre bruit, sa sensibilité s’exprime déjà dans des inventions ludiques. Il étudie d’abord la trompette, puis la guitare. Au sein de groupes aux influences variées, il approche la musique classique, les musiques actuelles ou ethniques. En 1999, il obtient les diplômes de fin d’études musicales de solfège et de guitare au conservatoire de Toulouse et valide un DEUG de mathématiques à l’UPS puis obtient une maîtrise sur les «interactions entre arts plastiques et musique» à l’UTM en 2004. C’est auprès d’artistes plasticiens qu’il découvre sa « voix » et réalise des installations sonores. Il compose et mixe en direct pour des performances chorégraphiques de Laetitia Doat (chorégraphe, co-éditrice de la revue Repères), collabore à des formes expérimentales avec Charlotte Cazal (plasticienne, performeuse), Lisa Grimaud (réalisatrice). Pour le théâtre, il compose et conçoit les dispositifs sonores pour le metteur en scène Vincent Guillaume. Il est designer sonore pour l’agence Sixième Son.
C’est vers la création d’espaces sonores ponctuels, l’élaboration de « géographies » sonores que je tend à déployer mes créations. Je construis ma musique en gardant à l’esprit le déploiement architectural de celle-ci, même quand elle intègre un dispositif instrumental : l’imagerie sonore nécessite une profondeur de champ ; pénétrer un espace sonore pluridimensionnel est une prolongation onirique de notre expérience acoustique quotidienne. Introduire dans le discours musical des sons qui à l’origine ne le sont pas, les saisir, s’emparer de leurs potentialités pour les utiliser comme matière et conserver un rapport de causalité entre le son et son origine. Je cherche toujours un rapport harmonique entre les choses, capable de présenter un état de sensibilité. J’entretiens un rapport singulier avec le texte, la voix parlée et suis bien plus souvent frappé par sa courbe que par son contenu. Les intonations, les inflexions et le rythme sont autant d’éléments sonores qui portent en eux les germes d’une musique.
Artographie
- Musique de chambre, 2003, composition
- Artaud te voilà, 2004, pièce
- La confession des plumes, 2004, installa-son
- En corps né, 2004 (résidence de création Le tiroir s'ouvre), installa-son
- Impression d’Antigone, 2005, pièce de théâtre mise en scène par Vincent Guillaume, composition et dispositif sonore
- Monsieur Müller rêve, 2005/2006, pièce de théâtre mise en scène par Vincent Guillaume, composition et dispositif sonore
A venir
- [u] – installa-son vivante, exposition collective « territoires » à l'espace Écureuil (Toulouse)